Sophie MARBACH

photo Sophie Marbach

Comment avez-vous découvert la Fondation CFM pour la Recherche ?

Comme j’interagissais régulièrement avec mon directeur de thèse avant de commencer ma thèse, celui-ci m’a un jour suggéré de postuler notamment à un financement de thèse de la Fondation CFM pour la Recherche.

Qu’est-ce que la Fondation vous apporte ?

Je suis très heureuse de pouvoir bénéficier d’une des bourses de la Fondation CFM pour la Recherche. L’avantage financier que procure cette bourse constitue un atout indéniable dans l’exercice de mon travail de recherche. La Fondation permet notamment à de jeunes chercheurs de se rencontrer pour partager leurs découvertes, afin de développer leur savoir et leur curiosité. Elle facilite également la mobilité de façon générale et en particulier à l’étranger, pour participer à des conférences internationales, qui sont une des clés de la recherche contemporaine. Je me réjouis ainsi de pouvoir continuer à échanger avec des scientifiques qui travaillent aux Etats-Unis et en Allemagne, mais aussi de développer de nouvelles collaborations ailleurs.

Le prestige associé à un financement de la Fondation CFM pour la Recherche est d’ailleurs incontestable. Je pense qu’il n’est pas nécessaire de nommer les grands noms qui ont participé à la création et à la renommée de CFM, et qui démontrent l’importance de la recherche fondamentale au sein d’une société, y compris sur le plan économique.

Pourquoi avoir choisi votre domaine d’étude, qu’est-ce qui vous a attiré dans la matière que vous étudiez?

J’ai toujours été passionnée par la physique, et plus largement par l’idée de pouvoir modéliser et prédire des phénomènes du quotidien et de la vie. J’aime surtout la physique « qui se déplace ». Dès qu’il y a de la dynamique, c’est sensationnel ! En grandissant, j’ai développé conjointement l’envie de mettre mes connaissances scientifiques et mes capacités au service d’un mode de vie plus durable. Le laboratoire que je rejoins rassemble tous ces aspects, notamment en développant des systèmes aux nano-échelles qui ont des applications dans la récupération de l’énergie des différences de concentration en sel de la mer et dans des systèmes de filtration innovants pour fournir de l’eau potable à moindre coût.

Pendant ma thèse, je vais réfléchir à de nouveaux systèmes de filtration, tout en développant les connaissances que nous avons sur le transport de l’eau aux nano-échelles. Cela commence par de l’inspiration biologique impliquant des modèles purement théoriques à la frontière entre la biophysique, la physique statistique, la physique moléculaire, l’hydrodynamique, l’électrodynamique, etc.

L’équipe dans laquelle je vais travailler possède également un grand savoir-faire expérimental qui permet de concevoir de nouveaux systèmes de filtrations nanométriques. A ces échelles apparaissent des effets inattendus qui demandent à être élucidés. La complexité de ces sujets, qui impliquent une vaste connaissance de la physique contemporaine et une certaine inventivité, donne également à mon projet de thèse des allures de défis que j’ai hâte de relever !