Johannes BRAATHEN

Photo Johannes Braathen

Comment avez-vous découvert la Fondation CFM pour la Recherche ?

C’est mon co-encadrant de thèse, Mark Goodsell, ainsi que d’autres professeurs de M2 et des amis qui m’ont fait connaître la Fondation CFM.

Qu’est-ce que la Fondation vous apporte ?

La Fondation CFM m’apporte une reconnaissance pour mon parcours et pour le sujet de ma thèse. Grâce aux frais de voyage alloués par la Fondation CFM, je pourrais poursuivre ma formation et partager mon travail auprès de la communauté de la recherche.

Pourquoi avoir choisi votre domaine d’étude, qu’est-ce qui vous a attiré dans la matière que vous étudiez?

Je suis depuis longtemps intéressé par la physique, étant fasciné par les questions que celle-ci pose sur notre monde et les réponses qu’elle y apporte. Mon goût pour la rigueur m’a porté vers des études de physique et de mathématiques en Licence, puis vers la physique théorique en Master.
En plus de s’intéresser aux aspects les plus fondamentaux de l’univers, la physique des particules me plait de par l’élégance de sa structure mathématique (théorie des groupes, etc.).
Je vais travailler au cours de ma thèse sur les théories au-delà du modèle standard. Le modèle standard de la physique des particules est actuellement le modèle le plus abouti du monde subatomique, globalement en très bon accord avec les observations expérimentales. Toutefois, dès son apparition, le modèle standard n’était pas complet, puisqu’il ne contenait pas de théorie quantique de la gravité.
D’autres défauts sont apparus concernant les intéractions électrofaible et forte, décrites par le modèle standard, provenant de différents domaines (collisionneurs, astrophysique, etc.) et certains résultats expérimentaux récents ne correspondent pas aux prédictions du modèle. Les propriétés du boson de Higgs (ou de Brout-Englert-Higgs) sont l’un des meilleurs moyens d’étudier et de comprendre les théories complétant le modèle standard (une des pistes principales venant des théories supersymmétriques).
L’automatisation des calculs de précision pour les propriétés du boson de Higgs permettrait de déterminer rapidement la viabilité de modèles de nouvelle physique en comparant prédictions théoriques des modèles et résultats expérimentaux (venant notamment du prochain run du collisionneur LHC, débutant cette année).