Fabrice BEN HAMOUDA-GUICHOUX

Fabrice Ben Hamouda-Guichoux

Interview

Comment avez-vous découvert la Fondation CFM pour la Recherche ?

J’ai découvert la fondation CFM par l’intermédiaire d’Ahmed Bouajjani, directeur adjoint de l’école doctorale de Sciences Mathématiques de Paris Centre ED386.

Qu’est-ce que la Fondation vous apporte ?

Elle me fournit un généreux financement de thèse de trois ans, ainsi qu’un financement spécifique pour des conférences et des écoles d’été.

Pourquoi avoir choisi votre domaine d’étude, ce qui vous a attiré dans la matière que vous étudiez ?

Depuis très jeune, je me suis intéressé à la programmation et à l’informatique en général. Dans le même temps j’ai toujours beaucoup aimé étudier les mathématiques. Quand je suis entré à l’ENS, je me suis donc tout naturellement tourné vers l’informatique théorique, au croisement entre les mathématiques et l’informatique plus pratique.

C’est lors de mon stage de fin de licence (sur un sujet initialement très loin de la cryptographie) que j’ai commencé à lire des articles de cryptographie et à m’intéresser à la construction et aux attaques de protocoles  cryptographiques. Les protocoles cryptographiques permettent d’effectuer de manière sécurisée un grand nombre d’actions, comme l’authentification ou l’envoi confidentiel de messages. Bien que souvent cachés, ils sont omniprésents dans notre vie quotidienne: que ce soit pour la sécurisation des transactions bancaires en magasin ou en ligne, pour la connexion aux réseaux sans fil, pour les cartes d’accès ou d’abonnement aux transports publics, ou encore dans les passeports électroniques…

Depuis cette découverte de mon intérêt pour la cryptographie, j’ai effectué deux stages: le premier sur les aspects pratiques de la cryptographie, et plus précisément sur les attaques par canaux auxiliaires qui consistent à exploiter les informations fuitant de l’implémentation d’un algorithme cryptographique pour le casser; et le second sur la construction de protocoles cryptographiques, notamment en utilisant la notion de primitives avec perte d’information. Ma thèse est la continuation de ce second stage.